mercredi 16 novembre 2011

QUELQUES JOLIS TEMOIGNAGES


*J’avais 9 ans et mon petit frère  4 ans quand mon père, tout juste âgé de 42 ans est décédé 
devant nous d’un infarctus. J’ai vainement tenté de demander de l’aide mais à cette époque le 
911 n’existait pas. Lorsque j’ai réussi a trouvé le numéro d’un hôpital dans l’énorme bottin de ma ville mais on m’a tout simplement raccroché au nez, j’ai bien frappé chez des voisins mais malchance, personne n’a répondu. Alors, j’ai sagement attendu que des secours arrivent, en priant avec mon petit frère près de moi, mais c’était trop tard. Ma mère, prise dans sa peine et ses 
soucis (elle devenait veuve, avec 4 jeunes enfants à sa charge) ne m’a pas reproché sa mort mais ne m’a jamais dit que ce n’était pas de ma faute, que j’avais fait du mieux que je pouvais. 
Après cet événement tragique, étant déjà de nature sensible et introvertie et avec mon petit raisonnement d’enfant de 9 ans, je me suis faite encore plus petite, tentant du mieux que je 
pouvais de me faire oublier, traînant inconsciemment cette culpabilité toute ma vie.
Plusieurs années plus tard, après quelques unions pas très heureuses, j’ai rencontré la personne avec qui j’ai partagé les 17 dernières années. Dès le départ, il y avait des signes d’incompatibilité mais je n’ai pas voulu les voir. La situation s’est détériorée d’année en année, j’ai 
bien fait quelques tentatives pour mettre fin  à cette union mais toujours il réussissait a me 
faisait changer d’idée, soit par trop grande culpabilité ou bien voulant croire encore à ses belles promesses. J’ai vécu les dernières années comme sa servante muette, assujetti, comme vous le dites. A quoi sert de parler quand on n’est pas écouté, de toute façon il finirait par obtenir ce qu’il voulait, soit par des crises, menaces, colère, tout y passait. Pendant plusieurs années, j’ai été humiliée, ridiculisée, dénigrée, insultée, pensant que l’important c’était que mon 
fils soit heureux, peu importe si moi, je ne l’étais pas. J’étais en train de mourir à petit feu, je devenais une morte vivante.
 J’ai étiré l’élastique jusqu’au bout et un jour il a cédé et j’ai finalement quitté cet homme. J’ai préparé mon départ à son insu, pour que cette fois il ne me fasse pas changer d’idée, 
encore une fois. 
Quelques semaines plus tard j’ai aperçu votre livre, dont je n’avais jamais entendu parler. Ce 
titre, c’était moi cette personne dans la boîte, c’était moi. Sa lecture m’a permis de 
comprendre comment et pourquoi. De relier l’expérience de la mort de mon père à ma vie d’adulte et de tout mettre en place .Tout n’es pas gagné mais je travaille sur moi, avec de l’aide bien 
sûr, à me rebâtir une estime et une confiance en moi mais je peux maintenant affirmer que plus 
jamais, je ne serai assujetti. Le NON et le STOP feront désormais parti de mon vocabulaire et votre dernière pensée : « Les âmes apaisées transportent la lumière, une lumière d’horizon » est collée dans ma cuisine et je la lis plusieurs fois par jour. Je suis maintenant, une âme apaisée.Merci Monsieur Gaubert!
Louise
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*Je viens juste de finir votre livre, dernières notes prises et je l'ai refermé. Je me suis 
retrouvée dans de nombreuses choses. Je crois que je vous ai découvert au bon moment dans mon 
processus d'évolution. J'aimerais assister à une de vos conférences mais aussi participer à l'un de vos ateliers.
J'ai regardé votre planning mais il me semble que je n'ai rien vu sur Paris ou la proche région. Envisagez vous quelques nouvelles villes ?
Dans tous les cas je vous remercie pour les clés et les sentiments tous frais que j'épprouve comme des ailes qui auraient poussé.
Très cordialement.
Ana
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*Je viens de finir de lire "l'Assujetti ou l'oubli de soi"... excellent!!!! Ma question est la suivante : mon mari est d'origine anglaise et bien qu'il soit bilingue lit plus facilement un livre dans sa langue natale. Votre livre exciste-t-il écrit en anglais si oui où puis-je le trouver? Si non quel livre me conseillez-vous sur le même sujet  aussi bien et clairement traité (si c'est possible!!!...) que dans votre livre? Merci par avance pour votre réponse.
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*je suis en train de lire votre livre "l’assujetti" je le trouve excellent je suis à fond et je pense que ça m'aide beaucoup a prendre conscience des mécanismes que j'utilise moi même! J'admire beaucoup votre travail j'aimerai savoir si vous êtes en france/paris ça serait un plaisir pour moi de pouvoir vous rencontrer et pouvoir être consulté je pense que vous pouvez beaucoup m'aider même si votre le livre le fais déjà passez une agréable journée.
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*Je suis ravie de voir que votre livre est sorti et qu'il y a plusieurs conférences à venir (dont une à Lyon chouette chouette !). J'espère que votre travail amènera d'autres personnes à goûter au bonheur d'être enfin libre. C'est une joie quotidienne de se sentir en accord avec soi... Je me félicite (aaah auto satisfaction !) d'avoir entrepris ce travail avec vous... Les choses se sont mises en place de manière naturelle, et aujourd'hui je sais quoi répondre et comment exprimer les choses notamment quand ma mère se transforme en "dragon culpabilisant". J'ai trouvé ce que je venais chercher en commençant ce travail. Et puis je suis devenue maman dans la sérénité en étant fière d'offrir à mon petit garçon une vie vierge, entièrement à écrire, et sans legs des déséquilibres de sa maman. 
Je porte le bénéfice de cette thérapie tous les jours. Parfois quand je sens que quelque chose de désagréable commence à me submerger je me répète les premiers mots des CD d'auto hypnose, et en général ça m'aide déjà à me recentrer. De temps en temps je les réécoute aussi pour me détendre le week end (je m'endors à chaque fois d'ailleurs). J'ai aussi, toujours aimantés sur mon frigo, ces mots : "il est irresponsable d'être responsable d'un irresponsable". Voilà finalement vous m'accompagnez toujours un peu ! 
Ce long message pour vous dire un grand merci de m'avoir donné des clés pour accéder à la liberté et aussi pour m'avoir fait découvrir l'expérience du partage, de l'entraide, de l'écoute sans jugement lors d'un stage un samedi où nous étions une belle brochette d'assujettis ! je garde un souvenir impérissable de cette journée qui m'avait fait un bien fou.
Bonne route à vous et peut être que l'on se verra lors de la conférence à Lyon !
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*j'ai depuis longtemps des pbs de confiance en moi, d'estime, de communication etc...je cherchais un livre de Jacques Salomé et je suis tombée sur votre livre. la description de l'assujetti me ressemble tellement ! je suis en train de lire votre livre. je vois une psychologue pour m'aider 1 fois par mois. j'aimerais trouver une thérapie concrète avec des exercices, rencontrer des gens comme moi... j'habite à Boulogne BILLANCOURT dans le 92..avez-vous connaissance d'associations, de thérapies ? Merci par avance de votre aide
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* Je tenais juste à vous dire que je suis en train de lire votre livre, que je dévore avec grand plaisir. Je me reconnais tellement dans ce que vous dites... J'ai commencé un travail sur moi il y a un an (une thérapie) qui me permet d'avancer chaque jour, mais je dois dire que votre livre m'amène à réfléchir encore plus sur moi et sur mon rapport aux autres... Je vous remercie d'avoir écrit cet ouvrage qui m'apporte énormément malgré que je ne sois qu'à la 159ème page :) Je vais le conseiller à  plusieurs personnes de mon entourage.
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* Je viens de terminer itineraire d'un assujetti.et je voulais sincérement vous dire merci car ce livre m'a bcp touché et j'espère que le papillon sortira vite de sa chrysalide...encore merci 
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* Bonsoir d'une ex-assujettie qui a eu le privilège d'apprendre et de grandir grâce à une rencontre exceptionnelle et bien avant le livre : Thierry Gaubert 
J'ai écouté, pleuré, essayé, compris, mis en mouvement la personne que j'étais réellement et poursuis chaque jour encore l'aventure qu'est la réalisation de soi.
Merci encore pour les échanges que nous avons eus et qui m'ont donné la force et l'énergie d'aller vers moi.
Solange
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* Apres avoir croise votre route, vous m avez offert " cette implacable envie d avoir envie d etre en vie..." donc ce petit mail en direct du vietnam n est autre qu un immense remerciemment, nous vivons une experience exceptionnelle, apres la thailande, le laos, nous voila a hoi an et chaque jour est rempli d une intense emotion et de belles rencontres. J ai vraiment la sensation d etre en vie plus que jamais et ce grace a vous et veronique, encore une fois merci pour tout. je vous dis a bientot, mais dans des circonstances bien meilleures, peut etre au detour d un concert, j aurais, je pense, beaucoup de belles choses a vous raconter.
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vendredi 11 novembre 2011

FIBROMYALGIE ET ASSUJETTISSEMENT

La douleur est la représentation métaphorique du système de croyances. Lorsqu’il y a une distorsion des pensées, lorsque les émotions sont insuffisamment ou trop régulées, lorsque les comportements traduisent tout ce chaos intérieur, le corps souffre d’être si peu entendu et respecté. Il montre alors des signes de malaise et de refus d’aller plus loin en développant des douleurs aiguës ou chroniques. C’est justement quand les croyances s’effondrent que la douleur se fait sentir. Éric Bardot affirme : « Ainsi l’expression douloureuse a une double fonction protectrice : préserver notre intégrité corporelle d’une part, conserver cette conviction que nous sommes acteur d’un environnement familier et sécure et que nous en avons le contrôle».
Je voudrais m’attarder un peu sur cette douleur chronique dont on parle beaucoup aujourd’hui : le syndrome de fibromyalgie. Reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1992, il fait l’objet de nombreuses controverses. Il s’agit de douleurs chroniques supérieures à trois mois, localisées dans un certain nombre de points du corps, particulièrement au niveau des articulations, des muscles et des tendons. Les douleurs sont diffuses, lancinantes, permanentes, avec des fluctuations journalières et périodiques. À la triade rhumatologique, douleurs-fatigue-troubles du sommeil, s’ajoutent des perturbations psychologiques : irritabilité, concentration… De nombreuses études insistent ces dernières années sur le rôle pathogène d’un stress majeur subi dans la petite enfance et réitéré à l’âge adulte. Le syndrome de la fibromyalgie pourrait donc être le stade ultime d’un épuisement et d’une vulnérabilité au stress.
Je m’aperçois pour ma part que ce syndrome atteint beaucoup d’assujettis ! Les diverses frustrations ou traumatismes vécus, sources de mauvaises croyances, obligent la personne à beaucoup de devoirs et peu de plaisirs. Je constate très souvent qu’un fibromyalgique est un soldat au service d’un système de valeurs complètement inadaptées à ce qu’il voudrait. Il subit la vie. Véritable Saint-Bernard, il se sacrifie au profit des autres. Il donne, se soumet, porte, encourage, protège sans compter et nourrit par là même une colère non exprimée d’être si peu respecté. Il mériterait une légion d’honneur pour bons et loyaux services !

Je me souviens d’une cliente qui cohabitait avec sa mère alors que leur relation était tendue, abîmée par des rancœurs jamais exprimées. Il régnait un climat d’oppression dans leur maison, source de nombreuses altercations. Ni l’une ni l’autre n’osait s’exprimer ni décider de prendre son autonomie. Ma cliente ne se sentait pourtant jamais aussi bien que lorsque sa mère partait en vacances ! 

Les phases de crise surgissent lorsque l’intrusion et les pressions du monde deviennent trop envahissantes. Mettre alors du plaisir dans sa vie en lui donnant un sens, le vôtre, pas celui des autres, bien sûr, permettra sûrement une accalmie ou du moins une meilleure gestion de la douleur.




mardi 8 novembre 2011

DONNER DU SENS A SA VIE

Michel Castillo, dans son roman La Guitare, laisse entrevoir merveilleusement bien ce que signifie l’expression Donner un sens à sa vie : « Le temps passait et je continuais de rêver que j’étais beau. Dans mes rêves, à la vérité, j’étais tantôt un grand danseur, tantôt un pianiste célèbre, parfois un écrivain à la mode, mais toujours grand et toujours beau. Je vivais dans l’ennui. Ma vie s’écoulait dans l’univers factice où mes proches m’avaient enfermé. Je comprenais que mes rêves étaient plus vrais que ma vie ; que j’étais plus ce que je rêvais d’être que ce qu’il me fallait être… » 

 Michel Castillo, La Guitare, Paris, Seuil, 1998, 

dimanche 6 novembre 2011

PENSEE D'UN DIMANCHE SOIR

Et si plutôt que de chercher le bonheur, nous cherchions à être heureux? Etre heureux est un état avec ses joies et ses peines.Etre heureux c'est se sentir habité par cette implacable envie d'avoir envie d'étre en vie.

SORTIE DU LIVRE



Sensible, anxieux, vulnérable et exigeant, l’assujetti manifeste un intérêt excessif à satisfaire les besoins des autres au détriment des siens. « Non » est un mot qu’il n’utilise pas ou mal. En perpétuelle quête de reconnaissance, capable de grandes choses, mais otage de lui-même, de son environnement et de la société moderne, l’assujetti peine à trouver sa place et à donner un sens à son existence. Ce livre dresse le profil inédit de ces personnes qui par culpabilité, par crainte ou par sentiment de devoir, agissent contre leur propre intérêt. En s’appuyant à la fois sur des bases théoriques solides et sur ses propres observations, l’auteur propose une méthode complète pour comprendre la source de cet oubli de soi et se libérer de son emprise invisible et corrosive. Sachez dire ce que vous pensez, osez vous affranchir des diktats que vous vous imposez et découvrez enfin le sens d’une vie à votre véritable image.


Thierry Gaubert utilise les méthodes qu’il a développées à des fins de formation et de thérapie individuelle. Il est actuellement directeur du Centre d’Hypnose et de Thérapie Brève et fondateur du Centre de Gestions des Emotions où il donne de nombreux stages et conférences.